lundi 31 août 2009

Tunisie - Financement des campagnes électorales : fixation des primes pour les candidats à la présidentielle et aux législatives

Les candidats à la présidentielle 2009 et aux législatives, dont la candidature a été acceptée par le Conseil constitutionnel, bénéficieront d’une prime à titre d’aide au financement de la campagne électorale, selon deux nouveaux arrêtés des ministres de l’Intérieur et du Développement local et des Finances, datés du 21 août 2009.

Ainsi, tout candidat à l’élection présidentielle et dont la candidature a été acceptée par le Conseil constitutionnel, bénéficie d’une prime de 25 dinars pour chaque mille électeurs au niveau national.
Pour les listes des candidats aux élections législatives ayant obtenu le récépissé définitif, elles bénéficieront d’une prime sur la base de 45 dinars pour chaque mille électeurs au niveau de la circonscription électorale.

La moitié de la prime est octroyée dès la déclaration au Conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats.
Quant à la deuxième moitié de la prime, elle sera versée à l’intéressé s’il obtient 3% des suffrages exprimés au niveau national.
Pour obtenir la deuxième moitié de la prime, le candidat (ou la liste) qui a obtenu au moins 3% des suffrages, doit présenter une demande écrite au ministre de l’Intérieur et du Développement local dans un délai d’un mois à compter de la date de publication des résultats au Journal officiel de la République tunisienne.

W.A.F.

Internet haut-débit - La Tunisie classée 5ème

Selon le troisième rapport annuel " Speed Matters " du syndicat américain des professionnels des télécommunications "Communication Workers of America" (CWA), la Tunisie est classée cinquième sur un échantillon de 10 pays arabes couverts dans le rapport, en termes de vitesse de téléchargement de l'Internet avec 1,4 Mb (Méga Byte).

L’Algérie vient en tête avec une vitesse de 2,7 Mb, suivie par le Maroc avec 2,6 Mb, l’Arabie Saoudite (2,3 Mb), les Émirats Arabes Unis (1,8 Mb), la Tunisie (1,4 Mb) et l’Egypte (0,9 Mb).

Le rapport souligne qu’en fonction de la vitesse de téléchargement de l'Internet, les deux premiers pays sont la Corée du Sud (20,4 Mb), et le Japon (15,8 Mb). Un résultat surprenant, selon l'étude, le fichier de téléchargement haut vidéo de qualité nécessite 12 minutes au Japon. Tout cela prend deux heures aux États-Unis d'Amérique.

Les Etats-Unis restent la lanterne rouge du monde industrialisé en matière d'accès à l’Internet à haut débit. Avec une vitesse moyenne de connexion de 6,80 mégabits par seconde (Mb/s), selon le site de tests de bande passante SpeedTest.net, le pays se situe au 27ème rang du classement mondial. Une autre surprise révélée par le rapport, CWA souligne que les Etats-Unis sont l'unique pays du monde industrialisé à ne pas avoir de politique nationale de développement de l'accès au haut-débit

W.A.F.

Un guide pour découvrir le Sahara tunisien

Alif vient de publier un nouveau guide sur le Sahara tunisien écrit en italien et en français. Intitulé "Découvrez le Sud ! Oasis, chotts, le Grand Erg Oriental, Ksour ...", l’objectif du guide est de faire connaître le Sahara tunisien, avec ses nombreuses particularités, souvent ignorées par le tourisme de masse.
La sédimentation des civilisations antiques confère un éclat particulier au Sahara tunisien en dépit de l'étroitesse de sa superficie (90.000 km ²) par rapport au Sahara algérien (2 millions de km ²), la Libye, l'Egypte et les pays du Sahel (Tchad, Niger, Mali).

En plus de son identité plurielle si riche, le Sahara tunisien se distingue par sa mer et les oasis de montagne qui sont assez rares ailleurs. Puis, il y a les paysages lunaires de Matmata, avec des logements séculaires, un chott immense (un marais de 5,000 km ²), que Ferdinand de Lesseps a voulu transformer en une mer intérieure. Il y a également les chutes d'eau Temeghza et les ksours, des greniers utilisés comme habitations. Les villes de Tozeur et Nefta, des reconstitutions fidèles des anciennes villes irakiennes, offrent un écosystème soigneusement préservé.

Pour certains, rien n’est nouveau dans ce guide certes. Cependant, l’approche suivie dans son élaboration demeure très différente par. Avec un contenu riche en information, le résultat final est prometteur, tant sur le fond que sur la forme.

W.A.F.

Tunisie – Arrestation de 65 pêcheurs clandestins venus d’Égypte

65 pêcheurs clandestins, d’origine égyptienne, ont été arrêtés au large de Sfax par la Garde côtière tunisienne, rapportent des médias égyptiens. Ils ont été inculpés de violation des eaux territoriales tunisiennes et l’exercice d’activités illégales de pêche.
Les autorités tunisiennes ont arrêté quatre navires de pêche égyptiens et ont saisi de grandes quantités de poissons en leur possession.

Ahmed Rizk, ambassadeur-assistant du ministre égyptien des Affaires étrangères a déclaré, à l’issue de ces arrestations, que des contacts sont actuellement en cours avec les autorités tunisiennes afin de libérer les pêcheurs et les navires.
A signaler, comme le rappellent les médias égyptiens, ces pêcheurs ont été avertis à plusieurs reprises par les autorités de leur pays pour ne plus exercer leurs activités illégales dans les eaux territoriales des pays voisins sans avoir obtenu les autorisations nécessaires.

« Ces pays se montrent plus stricts face à ces violations de leurs frontières maritimes et le vol de leurs richesses halieutiques. Ils ne tolèrent plus de tels incidents, ce qui complique d’avantage toute négociation sur la libération des pêcheurs contrevenants», a souligné M. Rizk.
W.A.F.

Attijariwafa-Vision3 : une nouvelle banque d’investissement

Vision 3, une alliance stratégique entre Gulf Finance House, Ithmaar Bank et Abu Dhabi Investment House, a conclu un protocole d'accord avec Attijariwafa Bank portant sur la création d’une joint-venture qui sera opérationnelle à la fin de 2009. C’est ce que rapporte le quotidien bahreïni "Alwasat News".

Cette joint-venture est une banque d'investissement spécialisée dans l'alimentation et l'agriculture. Selon la même source, le capital initial de la nouvelle banque sera de 100 millions de dollars. Dans un second temps, il sera porté à 500 millions de dollars.

La nouvelle banque offrira des solutions financières à des projets de développement agricole en Tunisie, au Maroc, , en Mauritanie et en Turquie. Ses activités seront étalées par la suite pour englober l’ensemble de la région Mena ainsi que l’Afrique sub-saharienne.


W.A.F.

Tunisie- Audax mobilise 2,5 millions de dollars pour le forage du champ Sambuca

La compagnie internationale Audax Resources, une compagnie internationale d’origine australienne, a déclaré qu’elle avait terminé la collecte de capitaux pour son programme de forage à proximité de la Tunisie.
Dans un communiqué publié jeudi 27 août 2009, la compagnie précise que la valeur des fonds collectés est de plus de 2,5 millions de dollars. Ces fonds proviennent essentiellement d'investisseurs privés et institutionnels conformément à la loi sur les corporations et les investisseurs institutionnels. Les principaux bailleurs sont "RAB Energy Fund", le titan londonien " Truestone". En effet, la société vient d’achever une opération de placement de 25.160.000 parts au prix d'émission de 10 cents par action, ce qui élève les fonds collectés à 2,516 millions de dollars.

Une grande partie des fonds collectés sera mobilisée pour les opérations de forage « Kerkouane » dont AUDAX détient actuellement 100% des parts. Le reste servira comme fonds de roulement pour l’entreprise.
Il est à rappeler que les travaux d'exploration du champ « Sambuca », dans le permis de Kerkouane- Pantelleria, ont révélé un certain nombre de perspectives. « Sambuca » est situé entre deux permis d'exploration contigus, en G.R15.PU, au large de l'île de Pantelleria, au sud-ouest de la Sicile dans les eaux italiennes, et dans le permis offshore au Nord- ouest de la Tunisie.

« Sambuca », semble être l'une des plus grandes structures inexplorées dans la mer Méditerranée, avec un total potentiel de ressources de 270 Millions de barils, selon les prévisions d’Audax. Le montant total des réserves cartographiées dans les deux perspectives table sur 1 milliard de barils.

Le forage de la Sambuca devrait commencer le premier ou le deuxième trimestre de l'année prochaine, sous réserve de la disponibilité d'une plate-forme appropriée. D’ailleurs, un appel d'offres pour l’acquisition d'une plate-forme de forage semi-submersible, dans la perspective Sambuca, a été lancé auprès d’une quinzaine d’entrepreneurs de forage, le 25 Juillet 2009.

La Tunisie, port d’escale pour Disney Magic





Dès l’été 2010, la Tunisie sera un port d’escale pour les navires de Disney Cruise Line. Filiale de Walt Disney World Resort, la compagnie vient d’annoncer, dans un communiqué de presse, prévoir d’étendre ses itinéraires vers la Tunisie. Ainsi, Disney Magic son navire fétiche a programmé une série d'escales en Tunisie pour le plus grand plaisir des petits et des grands, amoureux de Mickey Mouse, Winnie l'Ourson, Princesse...

Cette annonce vient à la suite de la décision de la compagnie de renforcer son arsenal de navires, déjà en expansion. La construction de la Disney Dream, le premier de deux nouveaux navires Disney Cruise Line, a commencé sur un chantier naval à Papenburg (Allemagne). Avec The Fantasy Disney, la compagnie va doubler ses capacités d’ici 2011.

W.A.F.

Fitch Rating confirme la note de soutien de la BIAT, la BNA et la STB

Dans un communiqué de presse publié lundi 24 août 2009, Fitch Ratings a confirmé la note de soutien extérieur de la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), la Banque Nationale Agricole (BNA) et la Société Tunisienne de Banque (STB) à ‘2’.

La note attribuée par Fitch à la BIAT traduit l’opinion de l’agence selon laquelle il est fortement probable que l’Etat tunisien apporte son soutien à cette banque en raison de son importance pour le système bancaire local.
La structure de l’actionnariat de la BIAT étant fortement fragmentée, Fitch estime que la banque ne peut pas compter sur son soutien. Néanmoins, Fitch considère qu'il existe une forte probabilité que l’Etat tunisien apporte son soutien à cette banque en cas de nécessité. Et le rapport d’ajouter que la BIAT est la troisième plus grande banque et le plus grand groupe bancaire dans le pays. Elle détenait à fin 2008 18% de parts de marché en dépôts collectés.

Les indicateurs de performance de la BIAT se sont améliorés en 2008 mais ils restent modestes, avec un retour sur capitaux propres moyens (ROAE) d'exploitation de 11%, reflétant le poids des provisions pour pertes sur prêts (62% du bénéfice d'exploitation avant dépréciation). Pour 2009, la Banque s'attend à améliorer sa rentabilité, notamment en activité de prêt, la baisse des charges de dépréciation des prêts et des révisions de prix, ce qui devrait compenser la baisse des taux d'intérêt locaux, bien que ces attentes puissent être contestées par un durcissement des conditions économiques.

Le risque de crédit reste important pour la banque, bien que la direction s'efforce d'améliorer la gestion des risques grâce à la mise en œuvre de structures indépendantes, de nouvelles procédures et d'outils ainsi que l’application de règles plus strictes en matière de gestion des crédits. Une baisse substantielle de du taux de créances douteuses et litigieuses a été enregistrée en 2008. Ce taux est passé à 13% contre 16% en 2007. En grande partie, cette baisse s’explique par une opération d’assainissement des crédits douteux. La BIAT a procédé à la vente la vente des créances douteuses à sa filiale de recouvrement des crédits. Ils représentaient 37% des capitaux propres à la fin de l’exercice 2008.

La liquidité continue de s’améliorer avec un ratio crédits /dépôts stable (68% à la fin de l’exercice 20088). Cette aisance de liquidité est conjuguée avec la détermination de la BIAT de renforcer sa capitalisation en améliorant la génération interne de capitaux.

Etant majoritaire dans les capitaux de la BNA et la STB, ce "rating " reflète une forte probabilité que l’Etat tunisien apporte son soutien à ces deux banques. Ces notes reflètent également l’importance stratégique des deux banques pour l'économie du pays. La BNA et la STB sont respectivement détenus à 67% et à 52,5% par l'Etat tunisien.

La BNA est la deuxième plus grande banque par les actifs, et détenait des parts de marché d'environ 14% des dépôts et près de 18% des prêts à la fin de 2008. La BNA détient son importance particulière du fait qu’elle est la seule banque utilisée par le gouvernement pour canaliser les fonds pour le financement du secteur agricole. Suite à la stratégie de diversification, lancé dans les années 1990, la contribution de la banque dans le financement du secteur agricole s’est réduite à 19% à la fin de 2008.

La STB est la plus grande banque de Tunisie par des actifs. A la fin de l’exercice 2008, elle détenait environ 17% du marché du crédit intérieur et 14% du marché des dépôts. Elle est dotée d’un réseau de 117 agences à l'échelle nationale. Elle est la deuxième plus vaste de la Tunisie. D’ailleurs, Il est le bras principal du gouvernement pour le financement du secteur privé. Les crédits aux PME et les entreprises ont représenté environ 80% du total des crédits accordés par la Banque à la fin de 2008. La STB effectue également des opérations bancaires de détail.


W.A.F.

Tunisie - Suspension de la production pétrolière du site El-Bibane 3

La compagnie internationale Candax Energy, une compagnie énergétique internationale ayant son siège social à Toronto, a annoncé lundi 24 août 2009 qu’elle avait procédé à des essais pour déterminer la cause de la fermeture inattendue d’une valve de sécurité dans l'un de ses puits, sur le site El-Bibane 3, au Sud-est de la Tunisie. C’est ce que rapporte " The canadian Press".
Un jack-up, qui a été contracté à l'origine pour El-Bibane 4, contribuera aux essais. Son arrivée est prévue mardi 25 août pour une durée minimale de 14 jours.

La société avait déclaré n’avoir pas repris la production sur son site El-Bibane 3 malgré la réouverture de la vanne. La production a été suspendue jusqu’à la fin de l'intervention sur El-Bibane 4.
"Il est devenu évident que des tests supplémentaires sont nécessaires et, éventuellement, nous allons ouvrir une enquête", a déclaré un représentant de la société.



W.A.F.

Tunisie - L’ONAS lance un programme de modernisation début 2010

Dans une interview accordée à Global Water Intelligence (GWI), Khalil Attia, PDG de l'Office national de l'assainissement (ONAS), a évoqué les plans de modernisation de l'infrastructure de traitement des eaux usées.

L'ONAS se prépare à lancer un nouveau programme pour développer 19 stations d'épuration et 130 stations de pompage à travers la Tunisie pour une enveloppe de 232 millions de dinars.
Des appels d'offres sont prévus au début de 2010 pour moderniser et développer huit usines de traitement des eaux usées. Onze autres suivront plus tard dans l'année.

"Nous n'avons pas encore travaillé sur la façon dont les offres seront réparties. Ce qui est certain, c'est qu'ils ne seront pas confiées à une seule entreprise", explique M. Attia.

Le programme sera financé à concurrence de 42% par le gouvernement tunisien, le reste sera assuré par un prêt de l'Agence française de développement (AFD) et une subvention de la Facilité d'investissement voisinage (FIV).

W.A.F.

Tourisme - Le groupe Residor planifie son installation en Tunisie

Le groupe d’hôtellerie belge, Rezidor Group, a annoncé des plans visant à élargir son portefeuille de l'Afrique avec trois Blu Radisson Hotels and Resorts - en Tunisie, en Zambie et en Angola. Ce qui portera le nombre total d'hôtels en cours de développement ou en exploitation sur le continent africain à 30. C’est ce que rapporte la revue "Buisness Today".

« Nous avons la détermination d'apporter notre portefeuille dans le nouveau marché de l'Afrique à un solide niveau d'affaires, avec plus de 30 hôtels et plus de 7.500 chambres en exploitation. Ceci est de nature à consolider notre position comme l'un des premiers opérateurs d’hôtellerie en Afrique », a indiqué Kurt Ritter, chef de la direction de Residor Group.

Les responsables de Rezidor ont identifié l'Afrique comme une zone clé de développement des affaires pour l'avenir. « La région a un considérable potentiel économique encore inexploité et manque d’une marque internationale dans de nombreux hôtels implantés dans les capitales africaines », a précisé M. Ritter.

W.A.F.

DOW Jones indexes lance quatre nouveaux indices

Le leader des fournisseurs d’indices boursiers, la compagnie DOW Jones indexes, a lancé le 18 août 2009 une série de quatre indices compatibles avec les règles de la Charia qui mesurent la performance des actions inscrites dans les pays du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (GCC), le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Les quatre indices sont le Dow Jones GCC Index, le Dow Jones GCC Islamic Market Index, le Dow Jones GCC Titans 50 avec l'Arabie saoudite et le Dow Jones Islamic Market MENA index. Les indices Dow Jones GCC comprennent des entreprises des six Etats membres du CCG, qui sont le Bahreïn, le Koweït, Oman, Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Le Dow Jones Islamic Market MENA Index comprend tous les pays du GCC et l'Egypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie.

Le Dow Jones GCC, le Dow Jones Islamic Market CCG et l'indice Dow Jones Islamic Market MENA indices sont revus tous les trimestres en Mars, Juin, Septembre et Décembre. Le Dow Jones GCC Titans 50 Index pour l’Arabie Saoudite est revu chaque année en Juin. Les quatre nouveaux indices sont calculés en dollars américains.

"Les nouveaux indices, lancés aujourd'hui, donnent aux différents participants l’accès, pour la première fois, aux conventions boursières régionales qui sont conformes à la charia et dont les indices sont sollicités par la bourse de l'Arabie saoudite bourse." a déclaré Michael A. Petronella, président du Dow Jones Indexes.

W.A.F.

La semaine économique de la Méditerranée : la gouvernance pour gagner en lisibilité

La semaine économique de la Méditerranée est un grand rendez-vous réunissant chaque année plusieurs centaines d’acteurs politiques et économiques des pays riverains. Cette année, la Tunisie participe à la 3ème édition qui aura lieu du 7 au 10 octobre à Marseille dans des lieux prestigieux et centraux.

Les organisateurs ont décidé de resserrer le programme pour gagner en lisibilité. Trois thèmes seront développés : le business avec les rencontres d’affaires de Med Business Network, le financement et l’accompagnement des entreprises et enfin la gouvernance du développement économique en Méditerranée. Par ailleurs, la Commission Méditerranée de CGLU a été désignée coordinatrice du comité de pilotage concernant «La gouvernance du développement économique en Méditerranée».

Plus de 500 rendez-vous seront officiellement lancés le même jour entre les entreprises sud et nord méditerranéennes, organisés par les partenaires du Réseau Med Business Network dans le cadre du programme européen Invest in Med. Il s’agit bien d’une panoplie de business meetings qui vise à aider et accompagner les entreprises euro-méditerranéennes dans leur développement sur les marchés méditerranéens et, dans une première phase, sur les marchés France-Maghreb.

Chaque année, une centaine d’opérations de terrain associent les 27 pays de l’Union européenne et leurs 9 partenaires du Sud : la Tunisie, l’Algérie, l’Autorité Palestinienne, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Syrie.

W.A.F.

Tunisie - Création du Prix du Président de la République pour l'excellence numérique

En vertu d’un nouveau décret, un prix est institué pour l'encouragement à la promotion des produits et applications numériques. Ce prix est dénommé "prix du Président de la République pour l'excellence numérique". Il vise les entreprises, organisations et associations qui œuvrent pour le développement des services électroniques.

Le prix du Président de la République pour l'excellence numérique est attribué annuellement à l'occasion de la célébration de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l'information. Il est attribué par décret, pris sur proposition du ministre des Technologies de la Communication et sur la base de l'avis d’une commission technique, aux entreprises, organisations et associations qui se seront distinguées par la production ou l'utilisation des applications électroniques pour développer des services à valeur ajoutée contribuant à la promotion de l'innovation, la modernisation des services, le développement de l'emploi et la diffusion de la culture numérique dans les domaines administratif, éducatif, culturel, informatique, financier et commercial.

Le montant du prix est attribué aux entreprises lauréates classées aux trois premiers rangs. Il est fixé comme suit : 20.000 dinars (premier rang), 15.000 dinars (deuxième rang) et 10.000 dinars (troisième rang).
La commission technique chargée de l’examen des dossiers de candidatures à ce prix est présidé par le ministre des Technologies de la Communication ou par son représentant. Les membres de la commission sont désignés par arrêté du ministre des Technologies de la Communication sur proposition des ministères et organismes concernés. Ils représentent le Premier ministère, le ministère de l'Industrie, de l'Energie et des Petites et Moyennes Entreprises, le ministère du Commerce et de l'Artisanat, le ministère des Technologies de la Communication, la Banque centrale de Tunisie, l'Union tunisienne de l'industrie, de commerce et de l'artisanat, le pôle technologique "Elghazala des technologies de la communication", le centre d'études et de recherches des télécommunications, et deux représentants des associations œuvrant dans le domaine de la diffusion de la culture numérique.

Le président de la commission peut faire appel à toute personne dont il juge la participation utile pour les travaux de la commission.

La commission se réunit sur convocation de son président une fois par an et chaque fois qu'il est jugé nécessaire. Elle ne peut délibérer valablement qu'en présence de la majorité de ses membres. La commission émet son avis à la majorité des voix des membres présents, et en cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.

W.A.F.

Compétitivité des marchés de téléphonie arabe : la Tunisie classée 13ème

La Tunisie a été classée 13ème selon l’indice de l’intensité concurrentielle des marchés arabes de la téléphonie mobile, publié récemment par "The Arab Advisors Group Télécoms". C’est ce que rapporte le "Middle East business and financial news".

Le groupe de recherche stratégique a dressé un classement de 19 pays arabes par niveau de compétitivité des marchés de la téléphonie mobile. Les critères retenus sont : le nombre de licences octroyées, le nombre d'opérateurs, la part de marché de chaque opérateur, le nombre de lignes prépayés et post-payés, la disponibilité des offres d'entreprise, la disponibilité des services 3G et de la disponibilité opérationnelle des ILD (International Long Distance).


L’Irak vient en tête avec 91 points sur 100 possibles, devant la Jordanie (82,7), %), l’Arabie saoudite (79,2), la Palestine (78,6) et l’Égypte (69,8). La Tunisie, selon le même sondage, occupe le 13ème rang avec 51,5 points sur 100 possibles.

W.AF.

Selon le Moniteur du commerce international, la Tunisie résiste bien à la crise

D'après une analyse effectuée par le Moniteur du commerce international (MOCI), qui reprend les prévisions de croissance pour 2010 du FMI, la Tunisie est citée parmi de nombreux pays méditerranéens qui repartiront plus forts en 2010.
Aux côtés des grands pays émergents, les relais de croissance se situent notamment en Afrique et au Proche-Orient. Tel est le constat dressé par le Moniteur du commerce international (MOCI) à partir des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) pour 2010. Ces prévisions publiées dans l’édition d’avril 2009 des « Perspectives de l’économie mondiale » et revues à la hausse dans une mise à jour datant du 8 juillet 2009, tablent sur une croissance mondiale de 2,5% en 2010.
Le MOCI analyse ces données et établit la liste des 40 pays qui repartiront plus forts en 2010 avec un taux de croissance supérieur à 1,5% en 2010, et supérieur d’un point par rapport à 2009. Parmi eux figurent 6 pays méditerranéens : la Jordanie (+4% en 2010), le Liban (+4%), l’Algérie (+3,91%), la Libye (+2,79%), Chypre (+2,10%) et la Turquie (+1,5%).
La Méditerranée est également bien représentée dans la liste des pays qui résistent le mieux à la crise (pas de récession en 2009 et un taux de croissance positif en 2010). Le Maroc occupe ainsi la 13ème place, la Tunisie se classe 22ème, l’Egypte 29ème et la Syrie 31ème.

W.A.F

Carthage aux couleurs de Tunisie Telecom

Ceux qui suivent la scène culturelle tunisienne de près ont certainement remarqué, tout au long de ces derniers mois, la présence de Tunisie Telecom dans de différentes prestigieuses manifestations. C’était le cas, par exemple, pour Tunis fait sa comédie. Ca l’a également été pour la 45ème session du Festival de Carthage où l’opérateur historique tunisien est partenaire officiel.
Une façon pour Tunisie Telecom de sponsoriser les événements culturels majeurs de la scène tunisienne qui ont besoin d’un appui financier de taille pour pouvoir offrir au public des spectacles de qualité.

Pour la 45ème édition du Festival de Carthage, Tunisie Telecom ne s’est pas suffi de poser son logo et a tenu à bien marquer sa présence en aménageant un stand pour accueillir les spectateurs. Pour la société, habiller un stand est une histoire de goût, d’envie, de technicité et de charme également.
Le public de Carthage a été accueilli par des hôtesses dès leur arrivée sur le site pour être invité à poser pour un portrait qui leur a été gracieusement offert par la suite par l’artiste peintre.
Outre la distribution des flyers aux festivaliers, une pause-détente a été offerte au public. En avant-goût avant le spectacle, deux musiciens reprennent, parmi les chansons jouées, le thème musical de Tunisie Télécom « Pour vous on avance ».

Le public de la zone VIP a eu droit à un traitement privilégié pour sa part avec un accueil à l’eau de fleurs d’oranger (Zhar) distribué par les hôtesses de Tunisie Telecom qui se sont chargées, par la suite, de les conduire à leur siège sur lequel on a mis un coussin bleu portant le sigle de TT.

Bon à savoir, Tunisie Telecom a dressé une tente près de l’amphithéâtre. Cet espace de vente de cartes SIM et de recharge propose aux festivaliers/acheteurs un jeu concours. Les hôtesses les invitent à récupérer un papier dans l’urne pour connaitre son cadeau. Les acheteurs peuvent tomber sur un des lots suivants : téléphone portable, recharge 5 DT, recharge 10 DT, recharge 20 DT, éventail, coussin, T-shirt TT. Et par souci d’équité, l’acheteur est toujours gagnant.

Si le budget consacré au Festival de Carthage n’a pas été dévoilé, il est bon de savoir que chaque soirée a mobilisé une bonne vingtaine de personnes pour que les festivaliers passent d’agréables moments sous les couleurs de Tunisie Telecom.
Une autre façon, pour l’opérateur, de concevoir le sponsoring. C’est clair qu’on avance bien en la matière…

Walid Ahmed Ferchichi

Deux compagnies pétrolières canadiennes fortement intéressées par l'investissement en Tunisie

La compagnie pétrolière canadienne Winstar Resources LTD vient de vendre la quasi-totalité de ses actifs à une entreprise privée canadienne. L’exécution effective de la transaction sera effectuée début septembre 2009. A la clôture de la transaction, Winstar sera exclusivement une société d'exploration et de production. Désormais, Winstar concentrera ses ressources en capital, pour le reste de 2009 et 2010 en Tunisie, la Roumanie et la Hongrie, des sites ayant des perspectives à fort impact. C’est ce que rapporte "Fox Business".

Il est à rappeler que Winstar exploite le champ de Sabria (Sud de la Tunisie). En avril dernier, BMO marché a attribué la note "super performant" à Winstar Resources Ltd à la suite du démarrage réussi et plus tôt que prévu de son gazoduc dans le sud de la Tunisie.

Au 30 Juin 2009, Winstar a reclassé les actifs canadiens comme détenus à des fins de vente et, en conséquence, seront rapportés à titre d'activités abandonnées, au cours du deuxième trimestre, dans les états financiers consolidés intermédiaires. Après la clôture de la transaction, la société s'attend à avoir un fonds de roulement d'au moins 7,0 millions de dollars.

W.A.F.

Nouvelle loi sur le blanchiment d’argent en Tunisie pour faire face à la criminalité et au terrorisme





Il est communément reconnu que les retombées du blanchiment d’argent sur l’économie sont préjudiciables, voire très graves. En ce sens qu’elles déstabilisent l’économie du pays et engendrent, par conséquent, des dysfonctionnements financiers. La prolifération des mouvements de capitaux internationaux d’ordre illégal et des réseaux criminels et terroristes a interpellé les autorités publiques tunisiennes. Soucieuse de la protection de son système financier et bancaire, la Tunisie a adopté une loi relative au soutien de l’effort international en matière de lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Par définition, le blanchiment d'argent est l'action de dissimuler la provenance d'argent acquis de manière illégale afin de le réinvestir dans des activités légales. Il fait donc partie de la criminalité financière. Il tient sa particularité du fait qu’il s’agit d’un phénomène de haute envergure transfrontière.
Pour la Tunisie, qui s’est engagée dans un processus d’ajustement libéral et d’ouverture économique, l’objectif de la nouvelle législation adoptée est de protéger le secteur financier du pays des actions criminelles et de préserver ses intérêts économiques, politiques et sociaux. La loi n° 2009-65 du 12 août 2009 s’insère dans une logique de soutien aux efforts internationaux de lutte contre le terrorisme et de répression du blanchiment d’argent.

Pour conférer plus de transparence aux opérations financières, les établissements financiers bancaires et non bancaires, les commerçants en métaux précieux, les dirigeants de casinos et toute personne qui, dans l’exercice de sa profession, effectue des transactions financières pour le compte d’un tiers, doivent conserver leurs états financiers. La loi précise que les registres, livres comptables et autres documents doivent être conservés pendant une période qui ne peut être inférieure à dix ans à compter de la date de la réalisation de l’opération ou de clôture du compte. La loi impose également de garder ces documents sur support matériel ou électronique, aux fins de consultation.
L’objectif d’une telle disposition est d’assurer la traçabilité des différentes phases des transactions ou opérations financières, d’identifier tous les intervenants dans ces transactions et de s’assurer de leur authenticité. Cette disposition cherche, entre autres, à mettre en place des bases et des banques de données capables de protéger le système financier contre tous les risques encourus suite à des mouvements de capitaux d’origine inconnue ou suspecte.

Une commission instituée par cette loi, labellisée « la commission tunisienne des analyses financières » sera chargée des missions suivantes :
• Etablir les directives générales susceptibles de permettre aux personnes visées à l’article 74 de la présente loi de détecter et déclarer les opérations et les transactions suspectes ;
• Recueillir et traiter les déclarations concernant les opérations et les transactions suspectes et notifier la suite qui leur est donnée ;
• Collaborer à l'étude des programmes à mettre en œuvre pour lutter contre les circuits financiers illicites et faire face au financement du terrorisme et au blanchiment d'argent ;
• Prendre part aux activités de recherche, de formation et d'étude, et en général, à toute activité en rapport avec le domaine de son intervention ;
• Assurer la représentation des différents services et organismes concernés par ce domaine au niveau national et international, et faciliter la communication entre eux.

Cette commission est présidée par le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie ou son représentant. Les membres, nommés par décret pour une durée de trois ans, sont : un magistrat de troisième grade, un expert du ministère de l'Intérieur et du Développement local, un expert du ministère des Finances, un expert de la direction générale de douane, un expert du comité du marché financier, un expert de l’office national des postes, un expert du comité général des assurances, expert spécialisé en matière de lutte contre les infractions financières.
Les personnes morales ou physiques ciblées par la nouvelle législation ont tout intérêt à prendre les mesures de vigilance requises. Le secret professionnel n'est pas, dans ce cas, opposable à la commission.

Ces personnes sont tenues de lui communiquer les renseignements nécessaires à l'analyse des opérations et transactions objet des déclarations recueillies dans les délais légaux. Par ailleurs, les professionnels visés par cette loi doivent prêter une attention particulière aux opérations et aux transactions revêtant un caractère complexe ou d’un montant anormalement élevé ainsi qu’aux opérations et aux transactions inhabituelles dont le but économique ou la licité n’apparaissent pas manifestement.
Si ces professionnels ne parviennent pas à vérifier l’identité du bénéficiaire de l’opération financière ou si les informations sont insuffisantes ou qu’elles sont manifestement fictives, ils doivent s’abstenir d’effectuer l’opération ou la transaction. Ils sont tenus, en outre, de faire une déclaration d’opération suspecte.
Tout manquement aux mesures de vigilances induit les sanctions suivantes : l’avertissement, le blâme, l’interdiction d’exercer l’activité ou la suspension de l’agrément pour une durée ne dépassant pas deux ans, la cessation des fonctions, l’interdiction définitive d’exercer l’activité ou le retrait de l’agrément.

Les sanctions encourues en cas d’incrimination peuvent aller du gel jusqu’à l’emprisonnement. La loi autorise le procureur général, sous réquisition même du président du tribunal de première instance de Tunis, à procéder au gel des avoirs appartenant à des personnes physiques ou morales suspectées contrevenantes, même si les infractions ne sont pas commises sur le territoire de la République. En fonction de la gravité du crime commis, ceux qui ont blanchi de l'argent sont exposés à des peines d'emprisonnement qui peuvent aller jusqu'à 10 ans et à des amendes allant de 5 000 à 100 000 dinars.

Dans le cadre du respect des engagements internationaux de la Tunisie, le ministre chargé des finances peut, après avis du Gouverneur de la Banque centrale, décider de geler les biens des personnes ou organisations dont le lien avec des crimes terroristes est établi par les instances onusiennes compétentes.
Des dispositions relatives à la non divulgation de l’identité des magistrats, des officiers de la police judiciaire et des fonctionnaires chargés de ces affaires ont été instituées. Il est à préciser que l’Etat assurera leur protection.

La loi arrive à point nommé, surtout avec l’ouverture de l’économie tunisienne aux investissements étrangers. Ceci implique une veille législative en vue protéger le système contre toutes formes d’utilisation frauduleuse de l’argent.
Cependant, la loi à elle seule ne suffit pas. Tous les acteurs sont impliqués. Autorités publiques, institutions financières, organisations, composantes de la société civile, citoyens doivent conjuguer leurs efforts pour éradiquer le terrorisme et le blanchissement d’argent. Avant tout, c’est notre conscience collective qui est interpellée pour mobiliser toute l’énergie nationale contre tous les abus.

Walid Ahmed Ferchichi

Tunisie - Un nouveau code de la route, en attendant un code de bonne conduite





Les automobilistes ont tout intérêt à être vigilants sur les routes dans les prochains jours. Promulguée par le chef de l’Etat, la loi n° 2009-66 du 12 août 2009, modifiant et complétant certaines dispositions du code de la route, prévoit des amendes plus dures à l’encontre des routards fautifs. Pour un pays, comme la Tunisie, où 30% des décès sur la route sont causés par les excès de vitesse, cette nouvelle loi témoigne de la détermination des pouvoirs publics de s’attaquer aux ravages provoqués par les accidents de la circulation. Des nouveautés oui mais également des mesures répressives qui privilégient le slogan suivant : pas de pitié pour les contrevenants.

Une première nouveauté dans la nouvelle loi, le nombre de cas de retrait du permis de conduire sera réduit à 3 cas contre 7 auparavant : Conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou refus de se soumettre à la procédure relative à la preuve de l’état alcoolique Circuler en sens contraire de la circulation sur les autoroutes ou faire demi-tour notamment en traversant le terre-plein ou en empruntant les passages spéciaux ; homicide ou blessure involontaire. La durée de retrait du permis de conduire varie entre 6 mois et 4 ans, selon le type d’infraction commise.
L’autre nouveauté de ce code concerne les amendes encore plus élevées que celles déjà en vigueur. Est punie d’une amende allant de 100 à 200 dinars quiconque aura commis l’un des délits suivants :
• Non respect des signalisations ou des indications d’arrêt ;
• Stationnement ou arrêt ou marche arrière sur la chaussée des autoroutes ;
• Utilisation de plus d’un permis de conduire de la même catégorie ;
• Transport de personnes sur un véhicule non aménagé à cet effet ;
• Non changement du certificat d’immatriculation d’un véhicule dans un délai de trois mois à compter de la date de signature de l’acte de transfert de propriété du véhicule par son propriétaire dont l’identité est mentionnée sur ce certificat ou par celui qui est chargé d’effectuer la cession dudit véhicule ou de la date d’obtention du certificat pour l’immatriculation délivrée par les services de la douane ;
• Non respect des dispositions du cahier des charges relatif à l’exploitation d’établissements d’enseignement de la conduite des véhicules ou du cahier des charges relatif à l’exploitation des centres spécialisés de formation dans le domaine de la conduite des véhicules ;
• Défaut de notification de la destruction d’un véhicule ;
• Utilisation d’un véhicule qui dégage un gaz ou qui émet un bruit dépassant les limites autorisées d’un taux supérieur ou égal à cinquante pour cent ;
• Mise en circulation d’un véhicule lui appartenant sans le soumettre à la visite technique ou utilisation d’une attestation de visite technique périmée ;
• Refus d’obtempérer au signal d’arrêt ou de se soumettre au contrôle des agents habilités à cet effet et en exercice.

La loi prévoit également que toute personne qui dépasse la vitesse maximale autorisée de 50 km/h ou plus est punie d’une amende allant de 120 à 240 DT. De même, est punie d’une amende allant de 100 à 500 DT toute personne qui met en circulation un véhicule dont le poids total dépasse le poids total autorisé.

Les nouvelles dispositions de cette loi maintiennent la peine physique pour les délits qui mettent en danger la vie des usagers de la route, la conduite en dépit du retrait du permis, le non respect des signalisations et des indications des passages à niveau ou le franchissement de ses barrières ; le dépassement interdit ; la fuite de tout conducteur après avoir occasionné des dégâts matériels à un autre véhicule, essayant ainsi de se soustraire à sa responsabilité civile, etc.
Selon la nouvelle loi, tout conducteur qui pose, utilise ou installe un dispositif de détection de radar dans le véhicule sera également punie d’un emprisonnement d’un mois au maximum et d’une amende allant 120 à 200 DT ou de l’une de ces deux peines. On notera que ce dispositif est vendu librement dans plusieurs pays, notamment européens. Son avantage ? Le dispositif invite les « chauffards » à réduire leur vitesse là où il y a les radars, ce qui est (normalement) l’objectif premier des autorités !

La nouvelle loi ajoute aux sanctions pénales deux cas : La circulation à bord de véhicules non équipés de plaques d’immatriculation et la circulation à bord d’un véhicule dont le conducteur a, délibérément masqué totalement ou partiellement les plaques d’immatriculation, avec possibilité de saisie du véhicule jusqu’à la régularisation de la situation.

Avec l’entrée en service des 12 radars, la sanction serait immédiate. En ce sens que dans le cas de dépassement de la vitesse maximale prouvée par le radar automatique, le service de la circulation auprès duquel l’infraction a été commise adresse une notification de la contravention établie au propriétaire du véhicule par voie postale recommandée, et ce, à sa dernière adresse enregistrée auprès des services de l’identité nationale.
La notification mentionne la demande de paiement du montant de l’amende dans un délai maximum de 20 jours à compter de la date d’envoi de la notification et ce, à l’une des recettes des finances. Elle est accompagnée d’un formulaire d’opposition. Le talent de la notification comporte un formulaire contenant les données à insérer par l’opposant. En cas de contestation, la personne devra régler l’amende avant d’effectuer sa demande.

Et la loi de préciser :" Si le propriétaire du véhicule est une personne morale, il doit déclarer l’identité du conducteur contrevenant. En cas de non déclaration dans un délai de vingt jours à compter de la date d’envoi de la notification de la contravention, la personne morale devient redevable directement du montant de l’amende".

Il est à signaler, in fine, que l’amendement du code de la route a été décidé sur la base de plusieurs études comparatives menées avec plusieurs pays (France, Belgique, Maroc) et les conclusions d’un comité de réflexion groupant des représentants des ministères de l’Intérieur et du Développement local, du Transport, de la Justice et des Droits de l’homme et des Finances. Elle est effective depuis son apparition au JORT.
Certes, les accidents de route sont un important problème de santé publique faisant peser un lourd fardeau sur les systèmes de santé. Cependant, une question s’impose. Comment les automobilistes tunisiens vont-ils réagir face aux nouvelles dispositions, étant donné qu’elles entendent leur faire "payer" la moindre erreur ?
Walid Ahmed Ferchichi

Tout sur la réforme du commerce de distribution en Tunisie



20/08/2009


La réforme du commerce de distribution est enfin au point. La parution au JORT de la loi n° 2009-69 du 12 août 2009 lui donne force de loi. Le gouvernement tunisien compte sur la mesure-phare de ce texte de 37 articles pour assainir le climat commercial et remédier aux anomalies constatées dans un secteur où l'anarchie le disputait à la réglementation.
La nouvelle loi vient fixer les règles régissant l’exercice des activités du commerce de distribution en vertu desquelles la liberté constitue le principe et l’autorisation l'exception. Elle vise notamment la modernisation, la mise à niveau du secteur commercial et la garantie de l’équilibre entre les différents intervenants du secteur. Qualifiée de « grande réforme », la nouvelle loi introduit également deux nouveautés importantes : la franchise et les centrales d’achat.

La nouvelle loi sur le commerce de distribution décrète la liberté comme règle, et l’autorisation comme exception. De ce fait, l'exercice de certaines activités commerciales peut être organisé par des cahiers des charges approuvés par arrêté du ministre chargé du Commerce et comprenant notamment les conditions techniques pour l’exercice de l'activité. Le commerçant distributeur est tenu de notifier au ministère chargé du Commerce le démarrage de son activité dans un délai d’un mois.
Il est tenu de l’informer dans le même délai de tout changement se rapportant à l’activité. La notification doit comporter le nom du promoteur, la nature de l’activité, l’adresse du local, sa superficie et le numéro d’immatriculation au registre de commerce. Pour l'activité de commerce de distribution par voies électroniques, la notification s’effectue par le dépôt d'une copie du contrat d'hébergement du site commercial dans un délai d’un mois de sa date de conclusion. Toute modification apportée au site web doit être notifiée dans le même délai.

Le législateur précise, en outre, que l’activité du commerce de distribution est exercée au stade du gros ou au stade du détail. En cas de cumul entre les deux stades, la séparation entre les locaux de vente en gros et les locaux de vente au détail est obligatoire ainsi que la tenue d’une comptabilité distincte pour chaque activité. Cette décision met fin au cumul des marges bénéficiaires, pour certaines grandes surfaces, qui additionnent la marge bénéficiaire du grossiste et celle du détaillant.

La nouvelle loi institue un nouveau système, celui de la franchise. En reconnaissant ce concept, la Tunisie vient de doter la franchise d’un cadre juridique spécifique. Le contrat de franchise est un contrat par lequel le propriétaire d’une marque ou d’une enseigne commerciale accorde le droit de son exploitation à une personne physique ou morale dénommée franchisé, et ce, dans le but de procéder à la distribution de produits ou à la prestation de services moyennant une redevance.
De ce fait, est considéré réseau de franchise l’ensemble des commerces indépendants exerçant sous la même marque et selon des méthodes commerciales unifiées dont notamment l’aménagement des locaux, les modes de gérance, l’exposition, le marketing et les sources d’approvisionnement.

En vertu de ce contrat, le droit d’exploitation de la franchise comprend le transfert des connaissances acquises, le savoir faire et l’exploitation des droits de la propriété intellectuelle. Le franchiseur doit être titulaire de la marque ou de l’enseigne commerciale.il est tenu de fournir au franchisé durant la relation contractuelle l’assistance commerciale et technique et toutes les informations sincères sur le réseau de franchise.
Le franchisé, quant à lui, est tenu de fournir au franchiseur les données relatives à ses ventes et à sa situation financière et d’autoriser le franchiseur ou ses délégués, à accéder à ses locaux pendant les horaires habituels d’ouverture ou du travail.

Une autre nouveauté, la loi spécifie les conditions de création d’une centrale d’achat. Désormais, toute personne physique ou morale peut créer une centrale d’achat dont l’objet est l’achat de produits à des prix et conditions préférentiels pour le compte des commerçants distributeurs en gros ou au détail qui y sont adhérents. Elle assure leur approvisionnement en produits selon leurs commandes. Le commerçant distributeur peut créer une centrale d’achat afin d’acheter des produits pour son propre compte.
Et la loi de préciser :"L’adhésion aux centrales d’achat s’effectue par un contrat écrit qui fixe les obligations des parties et le taux de la commission revenant à la centrale".

La loi spécifie également les conditions d’implantation des centres commerciaux. Une Commission nationale d’urbanisme commercial sera chargée d’émettre un avis sur les demandes d’implantation d’un centre commercial dont la base de construction dépasse 3000m² lors de son édification ou après son extension ou dont la surface de base réservée à la vente dépasse 1500m².

Pour contrecarrer le commerce parallèle, le pire cauchemar des commerçants patentés, le commerce de détail ambulant ne peut être exercé qu’après l'obtention d’une carte de commerçant détaillant ambulant. Les conditions et les procédures d'exercice de cette activité seront fixées par arrêté conjoint du ministre de l'Intérieur et du Développement local et du ministre chargé du Commerce.

Etant donné que les délais de paiements ont été toujours considérés comme une source principale de conflits entre producteurs et distributeurs, la nouvelle loi institue des délais de paiement maximum dans son chapitre sur les relations commerciales.
Les délais de paiement convenus entre les producteurs et les distributeurs, ne doivent pas dépasser les délais suivants :
• 30 jours à compter de la date de la livraison pour les produits alimentaires,
• 90 jours à compter de la date de la livraison pour les meubles et les articles électroménagers,
• 60 jours à compter de la date de la livraison pour les autres produits.

En outre, les services fournis dans le cadre des relations de coopération commerciale doivent faire l’objet d’une facturation séparée de la facturation de l’achat du produit et doit comporter la nature du service rendu, les réductions accordées et le coût du service de chaque produit. Ces services se rapportent aux opérations publicitaires effectuées dans les locaux de vente ou à l’extérieur, la présentation du produit en tête de gondole et les opérations promotionnelles et de ventes à l’intérieur du local.

Les sanctions encourues pour toute transgression de cette nouvelle loi sont spécifiées par le législateur, notamment, une amende de 5.000 à 50.000 DT pour toute personne ouvrant un centre commercial sans autorisation, une amende de 1.000 à 10.000 DT pour tout producteur qui s’adonne, en cette qualité, au commerce de distribution de gros ou de détail, etc.
La grande distribution tunisienne semble, enfin, en train de connaitre un tournant qualitatif. L’adoption d’une logique de modernisme semble plus adaptée aux mutations structurelles de l’économie tunisienne et aux nouveaux modes de consommation. Avec la nouvelle loi qui sera appliquée, d’une manière progressive six mois après sa parution au journal officiel, l’administration tunisienne se projette dans l’avenir. En assainissant le climat commercial, l’Etat s’engage pour sa part dans la voie de mise à niveau des services en vue d'une approche stratégique visant à accroître la contribution du secteur à la réalisation des objectifs de croissance.

Walid Ahmed Ferchichi

mercredi 12 août 2009

Khelil Lâajimi : "Ce n'est pas une saison record, mais nous avons des chiffres acceptables"



11/08/2009


Khélil Laâjimi, ministre du Tourisme a indiqué que les recettes touristiques nationales, ont augmenté de 4,9 %, jusqu’à la fin du mois de juillet." Ce n’est pas une saison record, mais nous avons réalisé des chiffres acceptables, alors que les recettes du tourisme enregistrent un recul dans les pays méditerranéens", a-t-il ajouté.
Intervenant mardi 11 aout 2009, dans le cadre d’une cérémonie de signature de convention de partenariat et de publicité portant sur le lancement du portail "Tunizie.com", le ministre a souligné que les marchés européens commencent à afficher des signes d’augmentation après un fléchissement enregistré jusqu’à la fin du mois de Juin.
Des marchés traditionnels, notamment les marchés français, anglais et allemands sont en croissance, alors que les marchés italiens et espagnols continuent de régresser. Les recettes ont augmenté de 4,9 % en total et 10,8% % par visiteur, ce qui témoigne de la réussite de la politique qualité menée par les intervenants dans le secteur touristique.

Le ministre a précisé également que les statistiques du ministère tablent sur 3 millions de touristes algériens et libyens. Cependant, l’augmentation des touristes maghrébins n’a pas bénéficié au secteur hôtelier faute de leur mode de consommation. Ils privilégient les résidences familières. Des études sont en cours de réalisation afin de propulser les stations touristiques qui répondent aux exigences des touristes algériens et libyens.

La communication est au cœur des stratégies du ministère. M. Laâjimi a indiqué que les compagnes promotionnelles permettent d’optimiser la visibilité de la Tunisie en tant que destination touristique attractive dans la région de la Méditerranée.

Business News a interrogé le ministre sur les mesures à préconiser par le ministère afin de corriger le positionnement de la Tunisie, connue comme une destination "Low Cost". M. Laâjimi a été assez clair. Il a précisé que certains tours opérateurs cherchent à promouvoir la destination "Tunisie" sous ce label. Le ministère et les différents intervenants essaient de corriger ce positionnement depuis plusieurs années en améliorant le niveau du parc hôtelier et en ajustant les prix à la qualité des services proposés. Le ministère adopte désormais des mesures répressives à l’encontre de toute détérioration de l’image du pays.

M. Laâjimi a souligné que plusieurs actions ont été concrétisées pour dynamiser le tourisme intérieur. Ces actions concernent les tarifs hôteliers et la réservation. Des actions promotionnelles sont également mises en place pour promouvoir les stations touristiques au niveau national. La Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) s’est engagée, pour sa part, à renforcer la présence du touriste tunisien dans les hôtels sut toute l’année et non pas uniquement à la basse saison.

W.A.F.

CGS entame une expérience inédite et fait entrer la 3D à la télévision tunisienne

11/08/2009


CGS, leader de l’animation et de la post production en Tunisie, lance sa première série animée sur la chaine tunisienne Hannibal TV.
Il s’agit d’une expérience inédite puisque la série ramadanesque est entièrement animée en 3D et de production purement tunisienne.
Les épisodes de la série, intitulée " 2050", sont au nombre de 15 d'une durée d'environ 12 minutes chacun en langue arabe.
En poussant les limites techniques de la réalisation, CGS signale sa présence dans le paysage cinématographique et dramatique et un premier pas vers le cinéma d’animation.
Riadh Ghariani, patron de CGS, est vraisemblablement fier de la création de son équipe composée d’une bonne douzaine de personnes. « Tout est question de confiance et d’appui, dira-t-il. Rien ne résiste devant cette équipe de champions, j’avoue même que l’idée originale est une initiative collective. Tous les membres de l’équipe étaient très enthousiastes à cette proposition qui est, d’après eux, un défi ».
W.A.F.

Lotfi Belhassine et Aziz Miled, associés pour le lancement du portail officiel du tourisme tunisien

11/08/2009


Le siège du ministère du Tourisme a abrité mardi 11 août 2009 la signature d’une convention de partenariat de publicité portant création du portail du tourisme tunisien, en l’occurrence Tunizie.com, entre Lotfi Ben Hassine et Aziz Miled, co-fondateurs du nouveau portail, et le directeur général de l’ONTT, Raouf Jomni.

Khelil Lâajimi, ministre du Tourisme, a assisté à la cérémonie de signature de la convention et a déclaré que ce portail s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités publiques pour booster l’image de la Tunisie et faciliter l’accès, aux touristes potentiels, à une plateforme regroupant tous les services.

L’idée de "Tunizie.com" (avec la lettre Z et non S) a germé dans la tête de Lotfi Ben Hassine et Aziz Miled depuis deux ans au moins. Il s’agit bien d’un portail marchand ouvert à tous les professionnels du secteur touristique : hôtellerie, restauration, agences de voyage, agences de location de voitures, compagnies aériennes. Il sera réalisé par une équipe regroupant à la fois des compétences tunisiennes et étrangères. Selon M.Ben Hassine, le portail sera opérationnel en 2010. Destiné à plus de 500 millions de touristes européens potentiels, le portail table sur un nombre de visiteurs oscillant entre 60.000 et 150.000 par jour.
Un cheval de bataille pour le secteur touristique tunisien ? Certes, il s’agit d’un portail à vocation marchande. En ce sens que l’objectif primordial serait de commercialiser les différents services afférents au secteur du tourisme. Cependant, les fondateurs ambitionnent d’avancer un site riche en informations, simplifiant l’accès aux services proposé par les différents intervenants du secteur.

« Plus de 70% des Européens consultent Internet avant de réserver. Pour nous, ce portail est une aubaine pour associer l’information à la commercialisation. C’est un pont permettant de relier les professionnels du métier aux marchés européens. Il permet également d’afficher la grille tarifaire de chaque hôtel et de les ajuster le cas échéant en fonction de la demande en toute transparence », précise M. Ben Hassine.

W.A.F.

Innovation industrielle : la Tunisie aux rencontres technologiques de Toulon

La Tunisie sera présente, par les professionnels et les opérateurs économiques du secteur de l'industrie, dans les 9e Rencontres technologiques MIEC (Matériaux Innovation Eco Conception) qui auront lieu à Toulon, du 6 au 8 octobre prochain.

Cet évènement transfrontalier sera lancé sous le thème "L'innovation industrielle durable et exemplaire" et qui va réunir les différents acteurs de l'Euro Région Alpes-Méditerranée et associe également la Tunisie, l’Algérie, l'Espagne, l'Italie, le Maroc, le Portugal, la Roumanie et la Slovénie, pour le développement d'une industrie innovante et durable.
Cette manifestation s'inscrit dans une volonté de renforcer les liens économiques et technologiques entre les différents acteurs euro-méditerranéens, autour des différentes spécificités d'application des matériaux dans l'industrie d'aujourd'hui.

A noter que l'Euro Région Alpes-Méditerranée est un groupement européen de coopération territoriale qui a été lancée en 2007. Ces journées concernent les entreprises de nombreux secteurs industriels, notamment le bâtiment, l'énergies, l'aéronautique, le nautisme et emballage, etc.

W.A.F

lundi 10 août 2009

Les médias tunisiens face à la convergence numérique : le grand fossé !



Le développement rapide des TICs a touché pleinement le monde des médias. Depuis quelques années, la convergence numérique des médias a bouleversé les habitudes de consommation des contenus journalistiques de fond en comble. Grâce à la numérisation, le contenu médiatique produit dans un langage informatique universel est facilement adaptable à n'importe quel support. Désormais, les publics ont pris l'habitude de solliciter des contenus sous différentes formes : des programmes TV sur un Ipod, l’Internet sur un téléphone mobile, etc. Cependant, à l’heure où le monde se convertit aux nouvelles lois imposées par un déterminisme technologique, le système médiatique tunisien reste encore sous-numérisé. D’ailleurs, ce nouveau paradigme, à la croisée de plusieurs disciplines, n’arrête pas de susciter l’intérêt des scientifiques, chercheurs et praticiens tunisiens.

L’évènement phare de la 10ème édition du Festival international d’Internet était sans doute l’organisation d’une conférence portante sur "la convergence numérique des médias", tenue vendredi 7 août 2009. Pour mieux approcher ce concept et appréhender ses différents contours, l’Association tunisienne de l’Internet et du multimédia (ATIM), a réuni le gotha national et international du monde des TICs, de la communication et des télécommunications.
Au vu des dires des différents conférenciers, on s’aperçoit, d’une manière générale, que la convergence des médias peut être définie comme un phénomène qui tend à fusionner l'information, le support et le transport. Il ne s’agit pas d’un phénomène éphémère. Au contraire, la convergence constitue plutôt une adaptation à l’évolution actuelle de la numérisation.

Cette tendance, fruit du rapprochement effectué entre l’informatique et les télécommunications, est marquée par la concentration de plusieurs supports : superposition des télécommunications, de la télévision et de l’Internet. De ce fait, la technique numérique facilite l'interaction entre divers supports médiatiques permettant aux différents publics/consommateurs un accès rapide aux nouveaux services et une multiplication de l’offre.
Certes, certains pays sont plus en avance que d'autres dans la "pratique de la convergence", mais rapidement tout le monde pourra profiter des dernières pratiques technologiques.
Dans le cas de la Tunisie, les interrogations ne manquent pas sur l’état des lieux de la convergence numérique du système médiatique tunisien.
Salaheddine Dridi, enseignant-chercheur en journalisme et communication à l’Institut de presse et des sciences de l'information (IPSI) et directeur général de l'Information, s’interroge sur la question. « Pourquoi le système médiatique tunisien est-il en dehors de la convergence, alors que l’Etat est par définition un Etat "numérisateur" du fait de sa politique volontariste en matière de TICs ? ».

Pour mieux comprendre cette situation paradoxale, M. Dridi a précisé qu’il existe trois acteurs de la convergence médiatique en Tunisie:
• Les acteurs publics (portail TAP, portail TV, portail Radio, SNIPE- La presse, nouveau portail du 1er ministère, sites de l’ATCE) qui sont des non -acteurs, des non-usagers de la convergence. Le portail du 1er ministère est basique, précise l’enseignant-chercheur, incomparable avec ceux des Emirats Arabes Unis, par exemple, en matière de convergence.
• Les acteurs privés : les journaux électroniques en pleine effervescence éditoriale (sites internet de radios et télévisions privées, la presse électronique, les sites agrégateurs de contenus) qui embrassent cette nouvelle tendance, ainsi que plusieurs sites sportifs nettement plus actifs en matière de convergence que les médias publics.
• Les acteurs individuels comme l’animateur Ameur Bouazza qui positionne radio Monastir sur le réseau social Facebook alors que radio Monastir ne figure pas institutionnellement sur le Web et/ou Facebook. Et les exemples ne manquent pas. De ce fait, le journaliste est plus dans la convergence que le média qui l’emploie. Il est bon de noter à ce propos que la majorité des journalistes de la presse électronique tunisienne relaient leurs articles sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter notamment) contrairement à ceux des journalistes de la presse papier, bien que des exceptions existent et que ces derniers sont bien présents sur ces réseaux. On notera aussi la présence de groupes dédiés de ces médias électroniques dans ces réseaux. En parallèle, on ne retrouve pas du tout de trace des médias papier ou publics.

M. Dridi a fait remarquer qu’il s’agit d’un problème à double facette. D’un côté, les médias tunisiens ne sont pas dotés de l’infrastructure nécessaire à la convergence. « Avons-nous des journalistes capables de s’intégrer dans les usages de la convergence ? Qui possède un ordinateur, une caméra, un ordinateur portable ? Combien de journalistes possèdent un savoir-faire numérique ?
Qui envoie ses articles à la rédaction à travers ces supports ? Les salles de rédaction sont-elles équipées de l’infrastructure nécessaire à la convergence? Quelle est la taille du parc d’ordinateurs des médias tunisiens ? Très faible certainement ! Déjà, la plupart des journalistes tunisiens préfèrent le fax à tout autre support », ajoute M. Dridi en concluant son idée par le fait que nous sommes de bons consommateurs de la middle technology (ce qui est basique dans la convergence) et faibles consommateurs de la high technology, ce qui exige une bonne convergence.

D’un autre côté, pour que les médias tunisiens puissent fonctionner en « mode convergent », sans entraves, une politique de contenu doit être mise en place. Or, le discours sur la convergence est accaparé par les ingénieurs, les techniciens et les opérateurs de la téléphonie mobile, en l’absence des journalistes et communicateurs. Le contenu numérique diffusé est donc appauvri. Il précise que : « La TNT et la troisième génération pour la téléphonie mobile sont les défis majeurs de la convergence en Tunisie et rien n’indique que nous y sommes préparés surtout au niveau de la politique des contenus ».
Partant de ce constant, le système médiatique tunisien, dans l’ensemble, est sous-numerisé, et sous électronisé. C’est ce qui explique son incapacité à intégrer cette tendance.

En l’absence d’une appropriation effective par les médias tunisiens de la convergence, on pourrait comprendre la tendance des Tunisiens à lancer des « Web radio » , « Web TV », etc.
Ce qu'ils recherchent avant tout, c'est la liberté, celle de pouvoir transporter un contenu en tout lieu et de le consommer à tout moment. Mais ce n'est pas suffisant ! Ils réclament aussi des contenus riches et variés, pour ne pas dire exclusifs.
« D’un point de vue strictement personnel, 600 mille jeunes nous échappent sur Facebook et on devrait les gagner. Rapidement. Peut-être cela serait dû au fait que nos médias, surtout publics, sont en dehors de la convergence ».
On dispose désormais d'une image assez précise sur les entraves de la convergence des médias en Tunisie. Cependant, une question s’impose. Comment peut-on faire pour les basculer en mode convergent ?

M. Dridi précise qu’il est impératif de mettre au point une stratégie nationale pour la numérisation des médias tunisiens. Pour la politique des contenus, ce ne sont pas les ingénieurs qui doivent s’en occuper mais bel et bien les communicateurs.
Outre les problématiques de l’infrastructure et de la production du contenu, il faut se préparer aux défis de la convergence sur le plan juridique en précisant le statut de la presse électronique, le statut des journalistes "convergents", la texture juridique qui doit régir les médias dans une philosophie de convergence (tout en un) et le déontologie de la profession "convergente".

L'issue de l’adhésion à cette tendance est connue d‘avance. Œuvrer pour un projet sociétal révolutionnaire, « vers une Tunisie numérique ». Les médias tunisiens sont donc appelés à contribuer de façon significative à la croissance des industries de contenus et la généralisation de la culture numérique. D’ailleurs, cette convergence est autant souhaitée par les utilisateurs que par les producteurs de contenus.
Walid Ahmed Ferchichi

dimanche 9 août 2009

La désillusion des Tunisiens partis dans les pays du Golfe



07/08/2009


Tout allait pour le mieux pour les Tunisiens vivant et travaillant au Golfe jusqu'au jour où la crise financière et économique a éclaté. Au cours de ces derniers mois, des centaines de Tunisiens ont été licenciés pour prendre le chemin de retour vers la Tunisie. En l’absence de statistiques officielles, on estime à 30% les victimes des plans de licenciements des différentes entreprises siégeant dans les pays du Golfe, notamment les Emirats Arabes Unis et le Qatar.
Généralement, ce sont les travailleurs soumis à un contrat temporaire ou carrément sans contrat qui ont fait les frais des mesures imposées par la crise. Ceux qui ont émigré dans le cadre des conventions signées via l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT) semblent les moins touchés. Cependant, chacun redoute l’instant de voir venir son tour d’être licencié.
Pour des économies qui croulent sous la baisse des liquidités, des revenus et des investissements, les Tunisiens commencent à s’interroger s’il s’agit bien de la fin d’un mythe.

Avant la crise économique et financière internationbale, les pays du Golfe, et en particulier les Emirats Arabes Unis, ont été de véritables chantiers de construction. Des investissements colossaux ont permis la transition d'une économie totalement dépendante de la rente du pétrole à une économie de services. En dehors du secteur énergétique, ces investissements ont touché cinq secteurs majeurs : l’immobilier, les services bancaires et financiers, le commerce et le transport aérien. A côté de ces secteurs clefs, d’autres ont vu une nette augmentation de leur contribution dans le développement économique de ces pays : la téléphonie mobile, les médias, l'hôtellerie de luxe et le tourisme.

Le marché de l’emploi dans le pays de Golfe attire les ouvriers du monde entier. Qualifiés ou non, les Tunisiens ne font pas l’exception et ont bien trouvé leur place dans l'hôtellerie, les services bancaires, le tourisme, les médias, la santé, l’éducation et l’immobilier.
Le nombre des Tunisiens dans les pays arabes est estimé à 153.256, selon les dernières statistiques du ministère des Affaires étrangères, établies sur la base des registres consulaires arrêtés à fin 2008.
La présence des immigrés Tunisiens dans les pays arabes et notamment ceux du Golfe est dominée par les coopérants techniques dont le nombre s’élève à 8.740 en 2008 sur un total de 10.803 coopérants. Il est à signaler que ces statistiques ne prennent pas en considération ceux qui ont "brûlé" leurs visas touristiques et se trouvent dans l’illégalité. D’autres ont intégré ces pays à travers de faux contrats et ont été arnaqués pour la majorité.

Les choses ont cependant empiré avec la crise économique internationale. Devant l’ampleur de la crise, les économies du Golfe ont montré les premiers signes de craquement. D'abord, plusieurs banques, des fonds souverains et de particuliers ont perdu énormément sur les marchés internationaux. Les bourses ont connu de fortes baisses. Il devenait de plus en plus difficile de lever des fonds pour ces grands projets d'investissement. Ce qui a entraîné des retards et des licenciements.

Les licenciements ont été inéluctables. Plusieurs entreprises ont déjà commencé à le faire dans de nombreux secteurs : l’industrie, la construction, les services.
Pour mieux comprendre ce qui s'est passé, Mohamed Ammar, journaliste tunisien exerçant à Qatar, revient sur les prémices du phénomène : « Des milliers d'ouvriers et d'ingénieurs sont licenciés et prennent le chemin du retour vers leurs pays d'origine. Quant aux Tunisiens, soumis à un contrat temporaire ou sans contrat, ils ont payé fort les retombées de la crise. Ceux qui ont des contrats légaux ont vu leur salaire réduit de moitié ».

Bilel Essaied, cadre bancaire à Qatar également, nous confie que les Tunisiens travaillant dans le secteur des services bancaires ont subi de plein fouet la crise : «L’immobilier et la finance, étroitement liés dans ces pays, croulent sous la baisse des revenus et de l’investissement. L’octroi des crédits a été gelé. Commissionnaires pour la plupart, les cadres tunisiens qui commercialisent ce type de crédits ont été contraints de quitter leur travail ». C’est clair, il suffit qu’une banque arrête, par exemple, le crédit auto pour que tous les membres du personnel du service crédit auto soit licencié.
C’était carrément la catastrophe en février et mars derniers avec des licenciements abusifs. Des familles entières se trouvent du jour au lendemain sans ressources. Le droit syndical et les droits des travailleurs étant quasi inconnus dans ces contrées.
Il a fallu que des ONGs tirent la sonnette d’alarme et crient au scandale pour que l’on arrête l’hémorragie. Les raisons ? Les licenciements en question sont arrivés en pleine année scolaire, ce qui a entraîné l’arrêt des cours des élèves à cause de la situation dramatique dans laquelle se sont retrouvés les parents du jour au lendemain.

Outre l’immobilier, les autres secteurs ne sont pas épargnés. « Au Koweït, plusieurs entreprises de presse, privées pour la majorité, ont fait faillite. Elles ont éprouvé des difficultés à payer les primes des employés licenciés. Plusieurs journalistes tunisiens ont été remerciés sans un mot d'excuse », précise Mohamed Ammar.
Mais pourquoi la main-d’œuvre tunisienne fait-elle les frais de la crise ? M. Ammar l’explique par un manque de conscience chez les Tunisiens qui désirent travailler dans les pays de Golfe. « L’image de ces pays est associée, dans l’imaginaire de certains de nos émigrés, à un eldorado où l’on part pour faire fortune. Ces stéréotypes aveuglent les futurs émigrants. Ils ne lisent pas leurs contrats. Ils n’ont aucune idée des données macro et micro économiques, à savoir le niveau de vie, l’indice à la consommation et les prix des loyers ».
Plusieurs candidats se font arnaquer par des experts en la matière qui apparaissent et disparaissent d'un coup. Des bureaux d’immigration, prestigieusement installés dans les grandes agglomérations, ou des particuliers, vendent de "faux" contrats pour quelque 3000 DT. D’autres « brûlent » leurs visas touristiques dans l’espoir de trouver la fortune et améliorer leur situation.
Dans les pays de Golfe, l’ingénieur tunisien devient chauffeur de taxi, le financier commis de bar. Le réveil est violent. Chez les immigrés, l'eldorado promis est synonyme d'arnaques et de cauchemars.
Le premier choc est enregistré à l’arrivée lorsqu’on demande à l’émigré de donner son passeport à son employeur avant de commencer à travailler. En clair, l’émigré se retrouve en otage quelle que soit sa nationalité. La chose acceptable pour les ressortissants de certains pays (notamment asiatiques), mais ahurissante pour les nôtres.

Une fois intégré dans le marché du travail, les déceptions continuent. Avec un niveau de vie élevé et une flambée des prix du loyer, la situation des immigrés tunisiens devient de plus en plus difficile.
Les prix du loyer oscillent entre 1000 et 1200 DT, alors que le salaire ne dépasse pas 1200 DT, ce qui oblige les gens à louer à quatre et cinq un appartement. « Je connais des Tunisiens qui travaillent ici depuis cinq ans et n’arrivent pas à se payer un billet d’avion pour passer leurs vacances en Tunisie», ajoute M. Ammar.
Il indique que la plupart des immigrés finiront par découvrir qu’ils sont réduits à un esclavage déguisé.
Dans certains pays, tels le cas de l’Arabie Saoudite, ils sont victimes d’un régime sans cœur, "Al-Kafala", une sorte de tutelle ou de parrainage. Privés de leur passeport, les travailleurs sont la propriété de leur parrain ou tuteur. Ces tuteurs réalisent des profits annuels colossaux sur le dos des quelques millions de travailleurs qui triment nuit et jour, sans durée légale de travail, sans protection sociale et sans salaire minimum.

« En ces temps de crise, le régime "Al-Kafala" pousse plusieurs Tunisiens à quitter définitivement ces pays, puisqu’ils n’arrivent pas à se desserrer de l’étau de leurs tuteurs », ajoute M. Ammar.
Il est à signaler également que les pays du Golfe en général, et l’Arabie Saoudite en particulier, sont confrontés au phénomène du chômage qui a poussé à donner la priorité à l’emploi aux nationaux ou aux nationalités réputées être les moins exigeantes en matière de droits et de prétentions salariales. Avec cette nouvelle donne, plusieurs opportunités d’emploi pour les compétences et les hauts cadres tunisiens tendent à s’amenuiser.

Mohammed Ouled Ali, cadre tunisien exerçant dans une société pétrolière à Dubaï, précise que « pour beaucoup de Tunisiens, le Golfe est l’Eldorado de ce début du siècle, mais ils se sont rendus compte qu’il s’agit d’une illusion. Le niveau de vie élevé et la flambée des prix des loyers nous empêchent, par exemple, d’économiser. Personnellement je partage un appartement, de 80 m², avec ma sœur, son époux et ses 2 enfants »
Et d’ajouter : «avec la crise, la situation s’est empirée. La baisse d’activité générale se ressent fortement sur le nombre d’offres d’emplois de cadres. Pis encore, la situation de l’emploi est extrêmement sombre. Cette crise a entraîné des licenciements en rafale et les Tunisiens ne sont pas épargnés. J’ai un ami qui a tenté de mettre fin à ses jours après avoir été renvoyé abusivement par sa banque. Et chacun de nous se demande quand viendra son tour d’être licencié ».
On nous rapporte, par ailleurs, que certaines femmes ont été carrément acculées à la prostitution pour pouvoir s’en sortir le temps de réunir une petite somme et rentrer au pays… « dignement ».

Est-ce la fin d’un mythe pour les Tunisiens? Bien que ces destinations commencent à crouler sous de la conjoncture internationale qui touche l’emploi et l’immigration, elles présentent toutefois des opportunités d’emploi dans divers secteurs.
« La valorisation de nos compétences est une priorité nationale. Il est impératif de booster l’image du capital humain tunisien à l’étranger. La Tunisie, qui a signé des conventions avec certains pays européens, devrait faire de même avec les pays de Golfe. D’un autre côté, il est primordial de sensibiliser les jeunes diplômés sur les voies officielles de l’immigration et d’organiser le métier des bureaux privés d’immigration. La diplomatie peut également jouer un rôle prépondérant pour mettre en avant l’employabilité de nos compétences. », ajoute M. Ammar.

En dépit de la crise et les dernières vagues de licenciements, les pays du Golfe sont toujours en quête de compétences tunisiennes dans des secteurs déterminés : l’enseignement par exemple.
L’espoir est toujours permis pour quelques uns, mais tout le monde sait maintenant que le rêve n’est plus vraiment autorisé. Le Golfe n’est pas cet eldorado pavé d’or, comme l’ont cru beaucoup. Ou, du moins, l’or est réservé uniquement pour quelques privilégiés.
Walid Ahmed Ferchichi

jeudi 6 août 2009

Tunisie - La STEG est déficitaire, mais elle se soigne


06/08/2009


La Société Tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG) s’efforce de maintenir un rythme croissant malgré les retombées de la crise économique et financière mondiale. L'année 2008 a été une année difficile pour la compagnie nationale. Déjà, le bilan annuel affiche un déficit de 17,99 millions de dinars pour l’année 2008. Cependant, la STEG n'est pas du genre à perdre le moral pour un plongeon dans le rouge. En tant qu’institution prestataire de services et dont le but n’est pas de réaliser des bénéfices, la compagnie a largement contribué à la réalisation des objectifs énergétiques tracés par les pouvoirs publics.

Le rapport annuel de la STEG vient brosser un tableau succinct des multiples activités réalisées au cours de l'année 2008. Une année certes difficile pour la compagnie. Pourtant les réalisations ne manquent pas. Durant l’année 2008, la STEG a évolué dans un environnement énergétique et économique international extrêmement difficile.
Les retombées de la conjoncture internationale et nationale ont été bien amorties mais pas sans conséquences. La société a affiché un résultat déficitaire pour l’année 2008. Malgré une croissance de son chiffre d'affaires de 24 %, à près de 1,88 milliard de dinars contre 1,43 milliard de dinars, la compagnie n’a pu éviter une chute abyssale de son résultat net.
En 2007, la STEG a affiché un résultat nettement positif de 11,633 millions de dinars. En 2008, la compagnie affiche un résultat négatif de 17,99 millions de dinars, soit une chute de l’ordre de 30 millions de dinars.

Comment la STEG explique-t-elle ce résultat négatif ? Hormis les investissements qui ont augmenté de 1.5% avec une hausse de 5 MDT, les coûts d’achat ont été importants passant de 1,978 milliard de dinars en 2007 à 2,994 milliards de dinars en 2008.
Sur le plan international, la conjoncture a été marquée par la hausse sans précédent du prix du pétrole qui a atteint le niveau record de 147 dollars le baril alourdissant, ainsi, la facture énergétique de la compagnie. La facture combustible de la STEG est passée de 1,441 milliard de Dinars en 2007 à 2,315 milliards de Dinars en 2008, soit un accroissement de 61%. A cela s’ajoute, le doublement, en l’espace d’un an, des prix des matières premières, entrainant l’augmentation des prix d’acquisition des équipements électriques et des investissements de la compagnie.

Sur le plan national, la demande d’électricité et de gaz a maintenu un rythme d’évolution élevé. Un rythme généré par la dynamique économique du pays et notamment les grands projets nationaux engagés ou envisagés. Ce qui a induit un volume d’investissement important afin de satisfaire cette demande additionnelle.
Ce résultat peut être considéré a priori comme cohérent par rapport aux volumes d’investissements réalisés par la STEG, aux enjeux associés à l’intégration poussé du réseau national au réseau méditerranéen, au renforcement de l’interconnexion avec l’Algérie et la Libye et aux différents enjeux afférents à l’ouverture du marché de l’électricité de l’Union européenne au secteur de l’électricité des pays du Maghreb. Le projet d’électrification d’une région rurale de 4000 ménages au Rwanda concrétise, en fait, la vocation internationale de la STEG.

Le rapport fait ressortir également quelques faits marquants. Les ventes d’électricité par secteur d’activité se sont caractérisées par une baisse de la consommation des industries du papier et de l’édition (-15,3%), du textile et de l’habillement (-4,8%) ainsi que des industries chimiques et du pétrole (-1%). La baisse des ventes destinées au secteur du papier, explique le rapport, est due à la diminution de 91,1% de la consommation du principal client du secteur, SOTUPAPIER qui est devenu cogénérateur.
Cette baisse a été compensée par l’augmentation de la consommation du pompage agricole (14,1%), des industries extractives (13%), du pompage des eaux et services sanitaires (10,3%) et des industries du transport et communication (7,6%). La croissance des ventes destinées au secteur pompage agricole et services sanitaires s’explique par le recours à l’irrigation par le pompage électrique, l’évolution des consommations des barrages Barbara et Sidi Barraq et de la société des eaux du Nord. Pour les industries extractives, cet accroissement est dû essentiellement aux augmentations de consommations des consommateurs, principaux clients, à savoir STIR, COFAP II et la société du Métal de Centre.

Cela étant, la demande d’électricité du pays continue à connaitre une évolution importante, avec un taux avoisinant les 5%. Selon le rapport, le taux retenu pour l’année 2009 sera inférieur, compte tenu de l’impact de la crise financière. Cependant, la STEG s’attend à une évolution assez soutenue de la demande d’électricité durant les prochaines années.
En dépit de ces aléas, le rapport a brossé également le tableau des avancées et réalisations qui ont eu lieu dans les différents secteurs d’activité. La satisfaction de la demande d’électricité a été accompagnée d’une amélioration sensible de la continuité de la fourniture, suite à une baisse de 6% de la fréquence de coupure. Outre l’amélioration de la qualité du service technique et commercial, l’année 2008 a été marquée par la réalisation de la seconde extension de la centrale éolienne de Sidi Daoud, la deuxième extension de la centrale de turbine à gaz de Thyna et l’extension de la centrale de turbine à gaz à Fériana. D’autres projets sont également en cours de réalisation.

La compagnie mise par ailleurs sur la refonte totale de son système d’information. Pour 2009, il est prévu d’élaborer un nouveau schéma directeur informatique. Il est également prévu de poursuivre l’opération de développement du système d’information clientèle.
Une autre préoccupation pour la STEG, c’est le développement de la gestion des ressources humaines. Malgré la conjoncture difficile, elle a introduit un système de flexibilité du temps de travail au siège de l’entreprise tout en maintenant les acquis du personnel.

Au vu de toutes ces réalisations, les responsables de la compagnie nationales affichent leur optimisme. Selon le programme d’actions de 2009, le déficit de l’année 2008 devrait être résorbé. Les équipes de la STEG se mobilisent plus pour atteindre les objectifs annuels et relever les différents défis que la compagnie aura à relever.
Walid Ahmed Ferchichi

mercredi 5 août 2009

Tunisie - La STEG affiche un résultat déficitaire pour l’année 2008

05/08/2009


La Société Tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG) a affiché un résultat déficitaire pour l’année 2008. Malgré une croissance de son chiffre d'affaires de 24 %, à près de 1,88 milliard de dinars contre 1,43 milliard de dinars, la compagnie n’a pu éviter une chute abyssale de son résultat net.
En 2007, la STEG a affiché un résultat net positif de 11,633 millions de dinars. En 2008, la compagnie affiche un résultat négatif de 17,99 millions de dinars, soit une chute de l’ordre de 30 millions de dinars.

Comment la STEG explique-t-elle ce résultat négatif ? Hormis les investissements qui ont augmenté de 1.5% avec une hausse de 5 MDT, les coûts d’achat ont été importants passant de 1,978 milliard de dinars en 2007 à 2,994 milliards de dinars en 2008.
Nous y reviendrons.

W.A.F.
Il a suffi que le gouvernement algérien annonce sa stratégie " e-Algérie 2013 " pour que les entreprises tunisiennes et marocaines se livrent bataille pour le marché TIC algérien. Qui en sortira vainqueur ? Telle était la question soulevée par notre confrère algérien.
Etant donné que les besoins algériens en systèmes d’informations sont immenses, les Sociétés de Services en Ingénierie Informatique (SSII), tunisiennes et marocaines, déploient leurs batteries pour initier un mouvement d’off-shoring vers l’Algérie.

Le journal rapporte que "l’attrait pour les SSII tunisiennes et marocaines est tel que leur rivalité s’est révélée au grand jour lors du dernier MED IT d’Alger. Les deux rivaux avancent parfois leurs pions dans les coulisses et par l’entremise de leurs partenaires français et de la zone euro".
Le groupement Informatique de Abderazak Lejri, un BFI dans l’informatique pour la finance, et le groupe DISCOVERY Informatique, spécialisé dans l’intégration des solutions ERP et des solutions de gestion d’entreprise, sont déjà présents sur le marché algérien. Le groupe Loukil a tissé son réseau dans les Telecom et le Groupe 3S achève de transférer son savoir-faire. L’introduction réussie de ces entreprises tunisiennes commence à faire écho auprès des opérateurs algériens. D’autres SSII tunisiennes s’apprêtent, à leur tour, à intégrer ce marché prometteur.

Ceci étant, les Algériens ne cachent pas leur fascination pour le modèle Tunisien. « Le mode d’emploi tunisien s’appuie sur un principe clé, nouer de solides relations de partenariat avec les SSII locales, transférer l’expertise, s’adapter aux spécificités locales. A cela il faut ajouter la mobilité des SSII tunisiennes, amenées à franchir les frontières compte tenu de l’exigüité du marché local. Le savoir-faire des Tunisiens est associé à une culture d’off shoring. En outre, elles n’agissent pas toujours en solo mais à travers des regroupements de circonstance qui stimulent le travail collaboratif et la diversité des expériences ». C’est ce que rapporte encore " Le Financier".

Qualifiée d’une vague de "Success story", par notre confrère, la démarche collaborative des entreprises tunisiennes met à profit les atouts des deux pays. C’est un pas supplémentaire vers l’union du Maghreb des technologies et de l’innovation.



W.A.F.

Bataille tuniso-marocaine pour le marché algérien des TICs

Il a suffi que le gouvernement algérien annonce sa stratégie " e-Algérie 2013 " pour que les entreprises tunisiennes et marocaines se livrent bataille pour le marché TIC algérien. Qui en sortira vainqueur ? Telle était la question soulevée par notre confrère algérien.
Etant donné que les besoins algériens en systèmes d’informations sont immenses, les Sociétés de Services en Ingénierie Informatique (SSII), tunisiennes et marocaines, déploient leurs batteries pour initier un mouvement d’off-shoring vers l’Algérie.

Le journal rapporte que "l’attrait pour les SSII tunisiennes et marocaines est tel que leur rivalité s’est révélée au grand jour lors du dernier MED IT d’Alger. Les deux rivaux avancent parfois leurs pions dans les coulisses et par l’entremise de leurs partenaires français et de la zone euro".
Le groupement Informatique de Abderazak Lejri, un BFI dans l’informatique pour la finance, et le groupe DISCOVERY Informatique, spécialisé dans l’intégration des solutions ERP et des solutions de gestion d’entreprise, sont déjà présents sur le marché algérien. Le groupe Loukil a tissé son réseau dans les Telecom et le Groupe 3S achève de transférer son savoir-faire. L’introduction réussie de ces entreprises tunisiennes commence à faire écho auprès des opérateurs algériens. D’autres SSII tunisiennes s’apprêtent, à leur tour, à intégrer ce marché prometteur.

Ceci étant, les Algériens ne cachent pas leur fascination pour le modèle Tunisien. « Le mode d’emploi tunisien s’appuie sur un principe clé, nouer de solides relations de partenariat avec les SSII locales, transférer l’expertise, s’adapter aux spécificités locales. A cela il faut ajouter la mobilité des SSII tunisiennes, amenées à franchir les frontières compte tenu de l’exigüité du marché local. Le savoir-faire des Tunisiens est associé à une culture d’off shoring. En outre, elles n’agissent pas toujours en solo mais à travers des regroupements de circonstance qui stimulent le travail collaboratif et la diversité des expériences ». C’est ce que rapporte encore " Le Financier".

Qualifiée d’une vague de "Success story", par notre confrère, la démarche collaborative des entreprises tunisiennes met à profit les atouts des deux pays. C’est un pas supplémentaire vers l’union du Maghreb des technologies et de l’innovation.



W.A.F.

mardi 4 août 2009

Aubade insiste pour délocaliser en Tunisie

03/08/2009


Felix Sulzberger, directeur général de Calida et d'Aubade France vient d’affirmer que le transfert en Tunisie est pleinement justifié. "Le résultat d'Aubade reste légèrement positif, mais il sera déficitaire au deuxième semestre. Depuis trois ans, le chiffre d'affaires est stable, et le bénéfice baisse. C'est pourquoi on n'a pas voulu retarder la délocalisation ". C’est ce qu’il a déclaré à "Les echos.fr".

En dépit de la décision judiciaire obligeant Aubade à suspendre la mise en œuvre de son projet de réorganisation, suite à la suppression de 104 emplois sur 132, les dirigeants du groupe suisse restent fermes sur la question. La délocalisation est inévitable.

Tout en rappelant que l'activité d'assemblage d'Aubade est déjà réalisée à 70 % en Tunisie, Calida affiche aujourd'hui trois axes stratégiques : développer son propre réseau de magasins afin d'enrayer la baisse de son chiffre d'affaires, concentrer l'assemblage en Tunisie et « consolider ses investissements dans la logistique à Saint-Savin ». D'autant que tous les autres spécialistes français du secteur (Chantelle, Barbara, Simone Pérèle...) sont déjà en Tunisie, où le coût par minute atteint 0,14 euro, contre 0,33 euro en France.
« Désormais, tout le monde est confronté à la vérité des prix. Après sa reprise par Calida, Aubade va devoir changer de stratégie et même de métier, en ayant une politique de distribution très offensive », estime Evelyne Chaballier, directrice des études économiques et prospectives de l'Institut français de la mode.

Il s’agit d’une spéculation politique soulevée par les socialistes, plus précisément, Ségolène Royal. En érigeant la délocalisation d'Aubade en « cas d'école », Ségolène Royal s'est-elle saisie du meilleur dossier ? Le doute est permis. C’est ce que rapporte encore "Les echos.fr".



W.A.F

Tunisie-Libye : Plus de 560 opérations de falsification de certificats d'origine

03/08/2009


Plus de 560 opérations de falsification de certificats d'origine ont été dévoilées par les autorités libyennes, rapporte le quotidien libyen Al Jamahiriya dans son édition du dimanche 2 août. Elles concernent des marchandises commercialisées sur le marché libyen à travers les territoires tunisiennes.
Qualifiée comme la plus grande fraude et falsification de certificats d'origine, le quotidien estime qu’il s’agit d’un bon indice sur l'existence d'un certain nombre de biens non documentés sur le marché.
Une bande composée de cinq personnes, dont deux citoyens libyens, a été accusée de falsifier des certificats d'origine exigés dans le cadre des échanges tuniso-libyens. Les falsifications permettaient de bénéficier des privilèges douaniers offerts aux marchandises d’origine tunisienne et d’exonérations d'impositions tarifaires.

Le journal souligne que les enquêtes menées par la justice tunisienne dans cette affaire a abouti à la saisie d’un faux cachet de la Chambre de commerce, d'un faux cachet de la Direction des douanes, d’un cachet de la chambre tuniso-libyenne de commerce, ainsi que d’un autre cachet pour changer l’origine des marchandises tunisiennes vers une origine étrangère une fois écoulées sur le marché libyen.

Il est à noter que dans le cadre ‬de leurs relations spéciales, la Tunisie et la Libye se contentent simplement de la ‬ratification de la Chambre de commerce tuniso-libyenne.
Auparavant, les certificats d'origine devaient être ‮ ‬ratifiés par le Département des affaires consulaires du ministère tunisien des Affaires étrangères et de l'ambassade libyenne à la Tunisie.

W.A.F.